Si les Dieux voulaient exaucer les voeux des mortels, il y a longtemps que la terre serait déserte, car les hommes demandent beaucoup de choses nuisibles au genre humain.
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Si les Dieux prêtaient l'oreille aux vœux damnés,
Le monde serait vide, par tant d'âmes fanées.
Dans la quête insatiable de désirs périlleux,
Les hommes ont oublié le murmure des cieux.
Les souhaits les plus chers se font échos funestes,
Aux caprices du cœur, la terre devient modeste.
Et si, par malheur, chaque prière trouvait sa fin,
La solitude en héritage, sur ce globe sans destin.
Les Dieux, en leur sagesse, refusent notre fardeau,
Protégeant ce monde d'un éternel tombeau.
Ainsi, dans le silence, l'univers poursuit sa ronde,
Pendant que les mortels, sans le savoir, se répondent.