Resteras-ru donc seule, sous ta stèle de marbre?Couchée vers l'Orient quand nos destins se cabrent En centaures vermeil
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Resteras-tu donc seule, sous ta stèle de marbre?
Ombre silencieuse, dans l'éternel cadre,
Couchée vers l'Orient, nos destins se cabrent,
Centaures vermeils dans l'aube qui s'algarbe.
Les vents racontent, sur les ailes du temps,
Les rêves épars de ce monde tremblant,
Mais tes yeux de pierre, dans leur doux tourment,
Fixent l'horizon d'un silence éclatant.
Quand l'éclat des jours en lueur se délave,
Et le ciel en feu lentement se soulève,
Ta mémoire veille, gardienne des rêves,
Dans l'infini chant d'une voix qui s'élance.