POLYDORAC'est votre affreux silence, Hélène, qui me tue ! À quoi bon cette peine à moi-même inconnue ? Vous pensez m'épargner un chagrin qui viendra, Cependant rappelez, que le sort n'oubliera. Il est vain de penser qu’en silence on préserve. Le savoir est un vent que l’avenir réserve.Le temps dévoilera ce que vous taisez bien, Ce que vous me cachez, m’atteindra, c'est certain. Si ce n’est de vos bords je l’apprendrai d’un autre. Mais ce choix vous revient, la parole est la vôtre.(continue cette scène en alexandrin classique avec la réplique suivante d'Hélène (servante de polydora)Hésitation et Préoccupation : Hélène commence par exprimer sa crainte de blesser Polydora avec ses mots. Elle montre son souci pour les sentiments de Polydora et sa réticence à révéler la vérité.Contexte de la Condamnation : Hélène explique que la condamnation d'Achille est due à un amour interdit. Elle mentionne que Pélée, le père d'Achille, a prononcé cette condamnation.Conséquences de la Condamnation : Hélène détaille les conséquences de la condamnation : Achille doit quitter la cité ou faire face à la mort. Cela montre la gravité de la situation et l'absence d'options pour Achille.Révélation de la Vérité : Hélène finit par avouer la vérité à Polydora, malgré sa réticence initiale. Elle demande pardon à Polydora pour la douleur que cette révélation va causer.Expression de la Tristesse : Hélène exprime sa propre tristesse et son regret de devoir révéler cette nouvelle. Elle montre qu'elle est également affectée par la situation.) la réplique commencerait par :
Changer l'arrière-plan du poème
HÉLÈNE
Ô douce Polydora, en mon cœur l'angoisse,
De vos tourments futurs, je crains être la cause.
Je pèse chaque mot, redoute les blessures,
Mais je dois dévoiler ce que l'ombre murmure.
Ce poids sur mon esprit ne peut plus être enchaîné,
Pélée, dans sa colère, nous a tous condamnés.
L'amour que l'on murmure est interdit, cruel,
Achille doit quitter ces murs, sinon l'irréel.
Le destin s'est dressé contre lui, sans détours,
La cité doit le perdre ou le voir pour toujours.
Aucun choix ne persiste, l'ultimatum faîtard,
Le voile de l'espoir se dissipe, blafard.
Chère Polydora, je vous implore pardon,
Ma voix tremblante rend l’amer sombre horizon.
Mes larmes se mêlent à ces mots accablés,
Votre ami doit partir, le vent s’en est allé.
Hélas, je suis touchée par sa condition,
Vous voir souffrir aussi n'est que malédiction.
Dites-moi que ce fardeau partagé nous unira,
Dans la tristesse même, l'amour jamais ne trahira.