Mes aïeux m’ont légué quelques âmes vagabondes,
Des murmures anciens dans le souffle du vent,
Des rêves étoilés, des cœurs infatigants,
Errant sous la lune aux lumineuses ondes.
Les paysages changent, mais l'esprit s’évade,
Traversant les âges, vibrant dans les cieux,
Leur silence chuchote des espoirs curieux,
Des continents perdus, l'immortelle parade.
Dans chaque ombre du soir, je sens leur passage,
Des bribes de sagesse, un élan d'infini,
Et, guidé par leurs ombres, je trace le sillage
D’un héritage brûlant, éternel et béni.