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Impossible douleur altérant mon expire !Mon cœur, dans ce tourment, s’effondre et se déchire.Ô funeste malheur ! Ô triste cruauté !De son culte indistinct insensible piété.Achille malheureux quelle injuste sentence,Ce crime, cet amour, ce forfait d'innocence.Que faisaient donc les dieux, spectateurs inhumainsQuand le sang de mon frère eut rougi leurs chemins ?Ils fermèrent les yeux sur sa noble souffranceDe nos liens au ciel, ont grandi la distance.Rigoureux habitants des palais éternelsVotre digne regard invisible aux mortels.Quand ses pleurs infinis atteignirent vos grâcesVous n’eûtes le sauver de terribles menaces.Et vous laisser jouir ses affreux meurtriersSans même les blâmer d’inutiles essais.(continue cette tirade de Polydora en alexandrin classique ou elle va maudire Pélée et Phénix d'avoir condamné Achille)

Ô Pélée, traître père, toi dont les mains ternies  
Ont plongé mon Achille en d'obscures agonies,  
Ta folie meurtrière, enflée d'ambitions viles,  
A ouvert pour mon frère des abîmes futiles.  
Comment as-tu pu boire aux sources du pouvoir,  
Et laisser sans honte tes fils dans le noir ?  
Ton cœur de marbre n'a que trop su trahir  
Le destin glorieux prêt à s'épanouir.  

Et toi, Phénix perfide, conseiller de l’ombre,  
Par tes paroles douces, as creusé sa tombe.  
Ô, perfides discours, mensonges incestueux,  
Tu conduisis mon frère vers des cieux orageux.  
Ton art, envoûtant, masquait les pièges sournois,  
Flétrissait la vertu sous d’obscurs minois.  
Serait-ce là le savoir qu’on t'a enseigné,  
Pour qu'Achille, du cœur, par toi fut enchaîné ?  

Funestes marionnettistes, bourreaux de l’amour,  
N'avez-vous donc en vous qu’un noir et froid humour ?  
Ainsi, par vos desseins, Achille fut trahi,  
Ô honte éternelle, à jamais établie !  
Que les cieux en colère, d’un tonnerre infini,  
Oublient vos noms cruels, à jamais ternis,  
Et que le vent des champs, en hurlant vos méfaits,  
Transporte votre nom vers l’oubli à jamais.

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Ô Pélée, traître père, toi dont les mains ternies Ont plongé mon Achille en d'obscures agonies, Ta folie meurtrière, enflée d'ambitions viles, A ouvert pour mon frère des abîmes futiles. Comment as-tu pu boire aux sources du pouvoir, Et laisser sans honte tes fils dans le noir ? Ton cœur de marbre n'a que trop su trahir Le destin glorieux prêt à s'épanouir. Et toi, Phénix perfide, conseiller de l’ombre, Par tes paroles douces, as creusé sa tombe. Ô, perfides discours, mensonges incestueux, Tu conduisis mon frère vers des cieux orageux. Ton art, envoûtant, masquait les pièges sournois, Flétrissait la vertu sous d’obscurs minois. Serait-ce là le savoir qu’on t'a enseigné, Pour qu'Achille, du cœur, par toi fut enchaîné ? Funestes marionnettistes, bourreaux de l’amour, N'avez-vous donc en vous qu’un noir et froid humour ? Ainsi, par vos desseins, Achille fut trahi, Ô honte éternelle, à jamais établie ! Que les cieux en colère, d’un tonnerre infini, Oublient vos noms cruels, à jamais ternis, Et que le vent des champs, en hurlant vos méfaits, Transporte votre nom vers l’oubli à jamais.