Impossible douleur altérant mon expire !Mon cœur, dans ce tourment, s’effondre et se déchire.Ô funeste malheur ! Ô triste cruauté !De son culte indistinct insensible piété.Achille malheureux quelle injuste sentence,Ce crime, cet amour, ce forfait d'innocence.Que faisaient donc les dieux, spectateurs inhumainsQuand le sang de mon frère eut rougi leurs chemins ?Ils fermèrent les yeux sur sa noble souffranceDe nos liens au ciel, ont grandi la distance.Rigoureux habitants des palais éternelsVotre digne regard invisible aux mortels.Quand ses pleurs infinis atteignirent vos grâcesVous n’eûtes le sauver de terribles menaces.Et vous laisser jouir ses affreux meurtriersSans même les blâmer d’inutiles essais.(termine cette tirade de Polydora où elle va maudire Pélée et Phénix d'avoir condamné Achille)
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Ô Pélée, maudit soit ton souffle glacé,
Et toi, Phénix parjure, en sombre destinée,
Vos mains ont tissé ce fil de douleur amère
Qui consume Achille, mon frère, au cœur de la guerre.
Les cieux impitoyables, du haut des firmaments,
Ont tourné leur regard face aux tourments déments,
Tandis que le cri sourd de l’amour et du chagrin
Se perdait dans l’écho d’un destin inhumain.
Ô perfide sentence, ô traître abandon,
Vous avez refusé d’écouter notre bénédiction,
Et la flamme du courage, vacillante en vos cœurs,
A laissé le champ libre aux plus cruelles horreurs.
Puisse votre silence être le feu qui consume
Les débris de vos âmes sous un ciel morne et brume.
Car même en ces hauteurs, loin des pleurs désespérés,
Vivra la malédiction que vous avez méritée.