Impossible douleur altérant mon expire !Mon cœur, dans ce tourment, s’effondre et se déchire.Ô funeste malheur ! Ô triste cruauté !De son culte indistinct, futile piété.Ce crime, cet amour, ce forfait d'innocence,Achille malheureux quelle injuste sentence.Que faisaient donc les dieux, spectateurs inhumainsQuand le sang de mon frère eut rougi leurs chemins ?Ils fermèrent les yeux sur sa noble souffranceDe nos liens au ciel, ont grandi la distance.Rigoureux habitants des palais éternelsVotre digne regard invisible aux mortels.Quand ses pleurs infinis atteignirent vos grâcesVous n’eûtes le sauver de terribles menaces.(continue cette tirade en alexandrin classique et gardant l'idée de dire : "Vous laissâtes jouir ses affreux meurtriersSans même les blâmer d’inutiles essais.")
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Vous laissâtes jouir ses affreux meurtriers
Sans même les blâmer d’inutiles essais.
Et moi, brisé de rage, en l’effroi du passé,
Je crie vers les cieux sourds, mon amour odyssée.
Où sont les justes lois, les honneurs des anciens ?
Dans ce monde cruel, rien n’apaise les siens.
Le silence répond aux cris désespérés,
Des promesses divines, je suis dépouillé.
Hélas, sur ces chemins où le deuil nous poursuit,
On voit fleurir la haine à l’ombre de la nuit.
L'âpre justice en vain apaise la douleur,
Car la mort d’un innocent nous ronge en profondeur.
Ainsi mon cœur se brise, une lame invisible,
Alimentée par l’étoffe de l’indicible.
Ô divins impassibles, ô cruels cieux muets,
Quand viendra un espoir pour nos âmes emmurées ?