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Mais, hélas, à mes bords la douleur n’est soudaine.Déjà près de Phébus, il ornait son domaine.Nous nous sommes connus au-delà de ces murs.Mon cœur fut promptement frappé des feux impurs.J'essayais de pâlir un amour détestable,Mais n'ai pu résister à ce feu redoutable.Je demeurais en Troie, espérant le revoir.J'ai cessé mes exploits, j'ai manqué mon devoir.Champion impuissant que la flamme consumeDevant vous, à présent, mon amour se rallume !J'ai prié tous les dieux pour cesser de l'aimer.Je bâtis des autels, pris soin de les orner.Achille est immortel, mais son cœur vulnérableL'a fait perdre aujourd'hui son honneur formidable !Je le voyais partout, et l’évitant en vainJe compris que mon cœur ne voulait que sa main.Mes honneurs abusés le suivaient dans sa courseEt son charme innocent en a trahi leur source.Je craignais mon bonheur, tremblais de le chanterMais mon coeur près de lui ne voulait le quitter.Sans cesse l’admirant près des portes voisinesMes vœux connus, là-bas, leurs viles origines.À ce prince troyen, j'ai voulu m'épancher.Mais devant ce héros, je ne pouvais parler.Phénix seul connaissait les tourments de ma vie.Mon unique, mon tout au sein de toute Phthie.J'étais venu le voir, venu me confesser.Mais ma furtive ardeur, il n'a point su celer.Phénix a révélé mon affreuse tendresse.Pourquoi, ciel, mon ami la parole t’empresse ?Ces maux étaient encor pour Achille inconnus.Mais malheureux destin, mon amant n'était plus ! À peine de retour, la terre glorieuseExclut tous ses échos, devint silencieuse.Les Troyens semblaient morts. Ah, malédiction !Je les ai vus porter ce chaste champion !Il était recouvert d'une écarlate marreTémoignant de sa fin effroyable et barbare.Lorsque j’ai vu ce corps détenu par Pluton Mes pleurs, à son sens, ont éclos d’un frisson.(continue cette tirade en alexandrin classique en insistant sur le regret de n'avoir pas pu confesser son amour)

Sur les rives amères, mes larmes se répandent,  
Je pleure l'ombre aimée que le destin me prend.  
Oh, regret éternel de n'avoir su parler,  
De n'avoir pu crier cet amour réprimé.  

Chaque étoile qui brille m'appelle son éclat,  
Mais le noir de l'oubli dresse autour de moi un drap.  
Je vois Achille en rêve, il m’offre un doux sourire,  
Et je reste figée, incapable d’agir.  

Mon cœur porte la chaîne d’une flamme scellée,  
Souffrant de ce silence que je n'ai su braver.  
O douce et cruelle image de nos jeux,  
Tu restes inaccessible, mon ami, mon feu.  

J'entends encore ta voix dans le souffle du vent,  
Elle caresse mon âme, un murmure troublant.  
Hélas, si mes aveux n'ont pu franchir mes lèvres,  
C'est l'amour muet qui mon âme enfièvre.  

Ces remords sont cruels, plus durs que le trépas,  
Car jamais je ne te verrai entre mes bras.  
Les dieux m’ont écartée d’un bonheur illusoire,  
Ne laissant que ténèbres et regrets en mémoire.  

Pour toi, Achille, j'élevais des murs de passion,  
Sans trouver un instant pour ta confession.  
Je crains que mes soupirs ne rejoignent l’oubli,  
Et que l'amour, contraint, ne soit toujours, maudit.  

Ainsi sur ce rivage je chante mon tourment,  
Mon cœur ravagé par l'amertume du temps.  
Dans cette plaine de chagrin, mon espoir s’égare,  
Aimant encore celui qui repose aux Ténèbres noires.

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Sur les rives amères, mes larmes se répandent, Je pleure l'ombre aimée que le destin me prend. Oh, regret éternel de n'avoir su parler, De n'avoir pu crier cet amour réprimé. Chaque étoile qui brille m'appelle son éclat, Mais le noir de l'oubli dresse autour de moi un drap. Je vois Achille en rêve, il m’offre un doux sourire, Et je reste figée, incapable d’agir. Mon cœur porte la chaîne d’une flamme scellée, Souffrant de ce silence que je n'ai su braver. O douce et cruelle image de nos jeux, Tu restes inaccessible, mon ami, mon feu. J'entends encore ta voix dans le souffle du vent, Elle caresse mon âme, un murmure troublant. Hélas, si mes aveux n'ont pu franchir mes lèvres, C'est l'amour muet qui mon âme enfièvre. Ces remords sont cruels, plus durs que le trépas, Car jamais je ne te verrai entre mes bras. Les dieux m’ont écartée d’un bonheur illusoire, Ne laissant que ténèbres et regrets en mémoire. Pour toi, Achille, j'élevais des murs de passion, Sans trouver un instant pour ta confession. Je crains que mes soupirs ne rejoignent l’oubli, Et que l'amour, contraint, ne soit toujours, maudit. Ainsi sur ce rivage je chante mon tourment, Mon cœur ravagé par l'amertume du temps. Dans cette plaine de chagrin, mon espoir s’égare, Aimant encore celui qui repose aux Ténèbres noires.