Personnages présents :PÉLÉEPOLYDORAHÉLÈNEDéroulé de la scène :Ouverture de la scène : Pélée exprime son désespoir face au retard de Polydora, évoquant un départ douloureux et l'impact d'un traître sur la famille.Discours d’Hélène : Hélène souligne les conséquences de la mort d'Achille sur la Grèce et la réputation de Pélée, mettant en avant la perte de lumière et d'honneur pour la cité.Réponse de Pélée : Pélée exprime sa haine aux vues de l’insolence d’Hélène. Il justifie ses actions en évoquant la nécessité de mensonges pour protéger la famille et la cité, affirmant que les prières n'ont pas pu éviter un malheur cruel.Débat sur l'injustice : Polydora conteste l'idée de mentir pour éviter l'injustice et refuse de tenir un discours préjudiciable.Injonction de Pélée : Pélée, en tant que roi, insiste sur le respect des règles et reconnaît ses propres imperfections tout en demandant à Polydora de mentir à Patrocle au sujet de la situation.La scène commencerait par :PÉLÉETémoin désabusé de votre osé retardD’un levant obscurci je plaignais un départ.Quand un lâche odieux maudit notre familleJe requiers encor plus le soutien de ma fille.Comprenez le chagrin qui nous trouble aujourd’hui.HÉLÈNEVous craignez que le nom qu’il emporte avec lui.Vous pensez cette fin trop facile à confondre.Immolez ce héros et la Grèce s'effondre !Que vaudra votre nom chéri par tant d’ardeurQuand le monde apprendra cette injuste terreur ?La cité, sans son fils, perdra toute lumière,Et l’écho de ses chants ne sera qu’un mystère.Équilibre fragile, inflexible courroux.Que dira votre ami d’un père tel que vous ?
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PÉLÉE
Je maudis le silence de vos pas retardés,
Sous un ciel endeuillé, nos espoirs égarés.
Un traître a tissé sa toile, ignoblement vile,
Et je compte sur le réconfort de ma fille.
Puisse-t-elle comprendre la douleur ici-bas.
HÉLÈNE
Votre crainte résonne dans un nom qui s’efface,
Porté par le vent vers un obscur espace.
Achille immolé, et c'est la Grèce qui vacille,
Votre gloire entachée par un acte inutile.
Que restera-t-il, quand s'éteindra la splendeur,
D'une cité en deuil, plongée dans la torpeur ?
Quels chants résonneront dans l'ombre du passé,
Quand l'ami trouvera un père déshonoré ?
PÉLÉE
Taisez votre audace au souffle si amer !
Souvent il faut mentir, drapé dans le devoir,
Pour sauver de la ruine l'honneur et l'histoire.
Cruel est le destin, prière n’a su fléchir,
Mais nulle parole ne saurait le pire.
POLYDORA
Mentir pour éviter l'injustice ? Je refuse !
Je ne prônerai point un verbe oblique et confus.
PÉLÉE
Entendez-moi, chère fille, roi, je dois imposer,
Respect des lois, malgré mes failles avouées.
Par pitié, mens à Patrocle, épargne son cœur,
Car vérité brutale sème bien trop de peur.