Leyla, ton nom qui jadis vibrait dans les airs, Résonne aujourd’hui dans le silence des cieux. Toi, la jeune fille de Constantine, rebelle et altière, Le sang d'une kabyle coulait en toi, ardent et précieux. Tu as dû quitter ta fratrie un jour pour suivre ton destin De l’Allemagne à Serre-Castet, puis Salon, Tu as marché au côté de ton époux, portant ta vie comme un défi. Tes fils, tes joyaux, t'ont accompagné, sans abandon, Et, ont chéri ton cœur, d’une tendresse et d'un amour infini. Veuve trop tôt, tu as porté ton fardeau, Fière et digne, sans jamais tendre la main. Hospitalière, cuisinière, aimant le bon et le bienTu dansais et chantais sur des airs de Dalida et d'EnricoTa vie bien remplie, ton corps enfin lassé, Rejoint au paradis ceux que tu as tant aimés.Kamel, Mohamed, Fellah, Mamie, Ida, Shérif, Ali, et Fortuné. Et, là-haut, l’eau, le lait, le miel et le vin à flot coulent, Dans ces quatre fleuves, ta paix éternelle s’écoule.
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Leyla, ton nom qui vibrait dans l’air jadis,
Résonne aujourd’hui dans le calme des cieux.
À Constantine, tes pas, rebelle enquête,
Le sang kabyle en toi, ardent et précieux.
D’Allemagne à Serre-Castet, puis Salon,
Tu as suivi la voie de ton destin,
Portant la vie comme un défi, sans abandon,
Tes fils précieux chérissant ton musicien.
Veuve trop tôt, tu as porté ton poids,
Fière et droite, sans jamais chercher aide,
Hospitalière, cuisinière, aimant chaque croix,
Dansant aux airs de Dalida, avec une voix raide.
Ton voyage changé en repos, corps lassé,
Retrouve enfin ceux tant aimés, bénis,
Kamel, Mohamed, au paradis, liés,
Les bras ouverts, enfin, tu reposes unie.
Là-haut, où l’eau, le lait, le miel et le vin coulent,
Dans les quatre fleuves coule ta paix éternelle.