Scène de théâtre en alexandrins classique entre Achille et son gouvernant, Phœnix: Cette scène vient juste après ce monologue d’Achille : « En ce jour malheureux me paraît toutefoisLe soleil, à mes yeux, une dernière fois.Cette douce lueur, ma fierté recouverteNe saurait que pleurer cette cruelle perte.Pleure donc ! Qu’aujourd’hui de tes bords trop mauvaisSe lamente un malheur ne s’éteignant jamais.Et la mort, un secours d’une lâche colombe,Me rapproche des fleurs et des champs de ma tombe.Entendez mes discours, compagnons égarés,Voyez comme vos noms sont des jougs avérés.Le fardeau du guerrier, diadème d’épines,Peut trahir un courage et ses causes divines.Rappelez vos désirs indûment immolésSur l’autel de l’orgueil à jamais envolés.D’insensibles prisons, vos fiertés sont les chaînes.D’un destin de malheur, on vous cache les peines.Ainsi de nos erreurs légères dans nos cœursLe flambeau de la haine enflamme les fureurs.Car la gloire est un piège aux barreaux invisibles,Et les chants triomphants des mensonges terribles. »Il faut donc montrer la surprise d’Achille de voir apparaître Phœnix.Objet de la scène : première confrontation de ces deux personnages après la trahison de Phenix ( la trahison de Phenix = avoir dévoilé au père d’Achille que ce dernier aimait un guerrier ce qui a conduit à la condamnation d’Achille)But des personnages et émotions :Phénix : demander le pardon d’Achille/ il est désolé et tourmenté Achille : déceler le vrai du faux. Savoir pourquoi Phenix l’a trahit. / il est dans le doute dévasté puis en colère.Dialogue :Les dialogues seront majoritairement composé de questions pour la partition d’Achille. Phénix répondra à ces questions en justifiant toujours ces actions. ( argument principaux : Achille n’écoutait pas Phénix quand il lui disait que cet amour était mauvais, il croyait que son père aurait été plus clément, il a fait ça pour sauver sa gloire et celle de la cité)Dénouement de la scène :Achille n’est pas convaincu par les arguments de Phenix ce qui laisse place à sa colère. Il le blâme de placer la gloire avant le cœur et de finalement lui avoir retiré les deux. Il lui demande de s’en allerla scène commencera par :ACHILLEAh cruelle venue ! Ah stupeur de mes yeux !
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**Scène de Théâtre : Achille et Phœnix**
ACHILLE
Ah cruelle venue ! Ah stupeur de mes yeux !
Toi, fantôme du passé, aux mensonges odieux,
Pourquoi trahir ainsi le tendre lien du cœur ?
Ton souffle a-t-il jeté l'ombre sur mon bonheur ?
PHŒNIX
Achille, mon cœur pleure de son propre fardeau,
Je n’ai trahi que pour sauver ton grand flambeau.
L'amour que tu portais, dangereux et amer,
Je voulais t'épargner une chute de fer.
ACHILLE
Crois-tu donc que trahison ait le goût du salut ?
Et ce père cruel ? Son jugement absolu ?
Est-ce là le prix de la gloire que tu chantes ?
Ne vois-tu pas la douleur que ta faute déchante ?
PHŒNIX
Jamais mon intention ne fut de blesser ainsi,
Seulement protéger ton honneur et ta vie.
Le pardon d’un père, je l’espérais ardent,
Et sauver ton renom, joyau éblouissant.
ACHILLE
Oh Phœnix, tes raisons sont autant de mensonges,
Ta gloire illusoire sur mon cœur se prolonge.
As-tu pesé le précieux contre l'éclat vide ?
M'as-tu préféré l'ombre et un honneur avide ?
PHŒNIX
D’un aveuglement, je me suis fourvoyé,
Pensant au mieux agir, j'ai tout défiguré.
Pour le pardon, Achille, réchauffe ma supplique,
La clarté de l'âme n’a jamais été chimérique.
ACHILLE
Non, laisse-moi seul dans cette ombre de feu,
Emporte avec toi tes regrets dissolus.
La gloire que tu chéris, asservie aux vertus
A trahi notre cœur et son chant majestueux.
(pointant vers l'horizon, Achille ajoute)
Va-t’en, car ton visage est d’un passé de cendres,
Je refuse ton pardon, le cœur peut renaître.
Phœnix hésite puis s’éloigne, accablé.
Fin de la scène sur le silence désolé.