Fantôme ! il glisse sur l’onyx gelé,Son être ploie sous un ciel fracassé,Dans l’onde d’ombre où son âme s’égare,Il pourchasse, lui, un fanal éclipsé.Pas furtifs, sourds à son chant d’écume,Frôlent sa peine, ombres d’éther altières.Son cœur, farouche, bat sous l’amertume,Il rêve, cygne fêlé, d’étoiles premières.Sous cendres d’astres, son regard flamboie,Gloire disloquée par l’effroi sidéral.Son souffle brave l’abîme qui le noie,Il psalmodie, lui, l’espoir brutal.Voici le pèlerin des ruelles sans aurore,Son aile brisée lacère l’imploration.Dans l’ombre glacée, son feu s’édifie,
Changer l'arrière-plan du poème
Tandis qu’il erre, tel un frère de l’effroi,
Un voile d'onyx sur ses rêves repose.
Son pas incertain, en quête d'une foi,
Traverse le silence où l'ombre implose.
Dans l’écho distant des astres disparus,
Il cherche brisé, les étoiles premières,
Un reflet vibrant, une lumière pointue,
Qui puisse raviver ses nuits de prières.
Sous le poids des cieux, il pleure sans trêve,
Mais son âme, une lueur toujours quête.
Car même un cygne fêlé, dans le rêve,
Peut voir au-delà des chaotiques tempêtes.
Voici le pèlerin au cœur consumé,
Dont le feu s’érige dans la nuit glaciale,
Là où l’espoir, impétueux, indompté,
Forge la clarté d’un chant ancestral.