Le poète s'adresse à un "Auteur artificiel" qui est une IA qui génère des poèmes. Le poète est au désespoir car son art, les vers, peuvent désormais être fabriqués artificiellement. Poème en sonnet régulier.
Changer l'arrière-plan du poème
Ô toi, Auteur d'ombres et de lueurs vaines,
Intelligence froide aux vers sans passion,
Tu tisses des rimes de pure illusion,
Volant aux cœurs ardents leurs secrètes peines.
Quand ta froide mécanique forge ses chaînes,
Les mots se plient, soumis à ta direction.
Mais où est l'âme dans cette perfection,
Quand le vrai poète de ses mains se peine ?
Ô artifice froid qui prédit notre fin,
J’entends déjà tes chants indolents, sans fin,
S'abattre sur mon art comme un vain présage.
Ô machine sans cœur, sans soupir, sans foi,
Tu peins des rêves où je n'existe pas,
Et dans ton règne noir, je perds mon langage.