Le sillon savoureux que ma langue parcourtComme un jardin d’éden ou le pré qu’on va paître,S’ouvre, voluptueux tout comme une fenêtreAu semeur, attentif aux mèches alentour.Et le plaisir grandit et devient enthousiasmeQuand la graine jaillit dans un ultime orgasmeQui fait bondir le jour au-delà de la nuit.
Changer l'arrière-plan du poème
Dans le sillon secret où ma langue s'égare,
Un jardin d'Éden s'épanouit sans fard,
Fenêtre entrouverte aux brises caressantes,
Au semeur attentif, l'âme frémissante.
Volupté en vagues aux contours enchanteurs,
La graine éclot, ivre d'éclats et de lueurs,
Et dans un ultime cri de joie suprême,
Le jour triomphe, la nuit s'efface, blême.