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Le cœur d'un homme est un cimetièreOù gisent encore certains amours,Comme des langues mortes échouées sur la plageLe temps n'a pas croulé nos châteaux de sable,Ils sont exactement là où on les avait construitsMais les visages, eux, sont ailleursJe n'ai pas oublié les gens.J'ai oublié à quelle heure leurs voix se sont tues,Comme un poste allumé dans une maison hantéeQuand je retourne dans le passé,Il ne reste rien à dire —Juste un soupirque je garde pour moi,et ce frissonquand rien ne bouge.Et ce sont les souvenirs les plus joyeuxqui me serrent le plus le cœur,et me bouleversent le plus.

Dans le jardin secret d'un cœur oublié,  
Reposent des amours, jadis vibrants espoirs,  
Comme langues perdues sur les plages désertées,  
Où le sable du temps garde nos doux déboires.

Les châteaux d'antan, immuables, sans fin,  
Surgissent intacts dans un coin du passé,  
Mais les visages flottent, loin des lendemains,  
Le souvenir des voix s'est évanoui, lassé.

Le passé m'appelle, murmure et frissonne,  
Rien à dire, juste un soupir retenu,  
Lorsque bravement ma mémoire s'étonne,  
Des souvenirs joyeux, sur mon cœur, étendus.

Ces réminiscences douces en leur emprise,  
Troublent mon âme, tel un vent de frisson,  
Dans ce cimetière où l'amour se brise,  
Se niche le chagrin de l'absence, si profond.

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Dans le jardin secret d'un cœur oublié, Reposent des amours, jadis vibrants espoirs, Comme langues perdues sur les plages désertées, Où le sable du temps garde nos doux déboires. Les châteaux d'antan, immuables, sans fin, Surgissent intacts dans un coin du passé, Mais les visages flottent, loin des lendemains, Le souvenir des voix s'est évanoui, lassé. Le passé m'appelle, murmure et frissonne, Rien à dire, juste un soupir retenu, Lorsque bravement ma mémoire s'étonne, Des souvenirs joyeux, sur mon cœur, étendus. Ces réminiscences douces en leur emprise, Troublent mon âme, tel un vent de frisson, Dans ce cimetière où l'amour se brise, Se niche le chagrin de l'absence, si profond.