Et depuis l'aube tel un morceau choisi,S'accomplit la prophétie.Sans mais, ou, donc, ni, car,Ce destin des hommes tisse son art.Tu quittes père et mère,Pour un voyage sans retour,Où l'étreinte sereine d'une femme t'attend,Rêvant que chaque jour est amourCar qui trouve une femme a trouvé le bonheur, n'est-ce-pas ?
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Et depuis l'aube, tel un morceau choisi,
S'accomplit lentement l'ancienne prophétie.
Sans "mais", "ou", "donc", "ni", "car",
Ce destin mystérieux tisse son art.
Tu quittes père et mère, l'adieu se fait lourd,
Pour un voyage sans retour, songe d'amour.
Là-bas, l'étreinte sereine d'une femme t'attend,
Chaque jour rêveur, ébloui par le présent.
Qui trouve une femme trouve le bonheur, dit-on,
Sous les cieux bénis d'une belle passion.
Dans l'éternité de son doux regard,
L'amour éternel dicte son art.