Un renard affamé, voyant des grappes de raisin pendre à une treille, voulut les attraper ; mais ne pouvant y parvenir, il s’éloigna en se disant à lui-même : « C’est du verjus. »
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Sous la treille où le soir allumait ses rubis,
Un renard affamé vint mendier l’ivresse.
Il bondit vers les fruits, retomba, puis reprit :
La grappe à chaque élan déjouait sa détresse.
Las, il tourna le dos : « C’est du verjus », dit-il,
Et drapa son dépit d’une haute sagesse.
La vigne ne dit rien ; mais au bout de son fil,
Un raisin mûr tremblait de toute sa tendresse.