Le guitariste mélancolique, jouant une musique sublime faisant pleurer les passants
Changer l'arrière-plan du poème
Recevez cela et 4 autres variations de votre poème directement dans votre boîte de réception.
Sous un porche, il jouait ce que taisent les hommes,
Les départs sans adieu, les étés abolis ;
Ses doigts allaient chercher, dans le bois de six cordes,
La voix de ceux qu’on aime et que le temps nous prit.
Les passants ralentissaient, puis perdaient leur chemin ;
Chacun reconnaissait son absence dans l’autre.
Et lui, les yeux fermés, ne demandait plus rien :
Il faisait de sa peine un abri pour les nôtres.