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Le guitariste mélancolique, jouant une musique sublime faisant pleurer les passants

Sous un porche, il jouait ce que taisent les hommes,
Les départs sans adieu, les étés abolis ;
Ses doigts allaient chercher, dans le bois de six cordes,
La voix de ceux qu’on aime et que le temps nous prit.

Les passants ralentissaient, puis perdaient leur chemin ;
Chacun reconnaissait son absence dans l’autre.
Et lui, les yeux fermés, ne demandait plus rien :
Il faisait de sa peine un abri pour les nôtres.

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Sous un porche, il jouait ce que taisent les hommes, Les départs sans adieu, les étés abolis ; Ses doigts allaient chercher, dans le bois de six cordes, La voix de ceux qu’on aime et que le temps nous prit. Les passants ralentissaient, puis perdaient leur chemin ; Chacun reconnaissait son absence dans l’autre. Et lui, les yeux fermés, ne demandait plus rien : Il faisait de sa peine un abri pour les nôtres.

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